Handicapée des relations sociales.


Hellocoton

  et Une Inspilia

Être sur ses gardes.
Me protéger.
Ne jamais trop en dire.
Ni trop m’engager.

En commentant l’article d’une blogueuse (impossible de me souvenir qui ! Désolée !! Si tu te reconnais, écris-moi !)
(édit du 19.07/15 : article retrouvé ! C’était chez Ann-So de Cocoon Blog ) sur sa difficulté à maintenir une relation sur le long terme, je me suis rendue compte que moi aussi, j’avais un problème. J’en parlais déjà un peu dans cet article, mais là …

La blogueuse, c’est parce qu’elle avait peur du rejet.
Moi, c’est par crainte d’être abusée.
Peur de l’ingérence, de l’intrusion dans mon univers.

j'ai peur

Lorsque je parle avec quelqu’un, je suis tout le temps sur mes gardes.
Ne jamais trop en dire.
Ne pas révéler mes faiblesses dont l’autre pourrait se servir à mauvais escient, un jour, peut-être.
Pour me rabaisser, pour exiger, pour user d’une quelconque autorité, pour me contraindre.
J’ai un genre d’aversion pour les contraintes.

Par exemple, je n’aime pas qu’on me rende service, car je déteste me sentir redevable.
J’interroge rarement les gens sur leur vie privée, de peur qu’on me retourne la question.

Il y a toujours une part de moi qui considère mon interlocuteur comme étant potentiellement animé d’intentions cachées.
C’est quelque chose que j’ai récemment découvert, lors d’un stage de PNL / Profil Marston.
J’ai un profil d’analyste, qui évolue dans un environnement perçu comme hostile, et mes actions ne sont que des mesures de protections.

C’est usant.

Parce que dès qu’une personne me parle, qu’elle me pose des questions, qu’elle s’intéresse à moi … une espèce d’alarme se déclenche dans ma p’tite tête.
Je ne veux pas recevoir, car je ne veux pas être contrainte de donner plus tard, si je n’en ai pas envie.
Je ne veux pas recevoir, ni donner, car ce serait ouvrir une faille.
Parce que je ne sais pas dire non.
Parce que je crains qu’on abuse de ma gentillesse, alors je me blinde, par anticipation.

C’est triste, n’est-ce-pas ?

Pour le moment, je ne suis pas prête à m’ouvrir.
Je n’en ai pas envie, car la peur est trop forte.


Et je me dis que lorsque j’aurais appris à m’affirmer, à dire ce que je pense sans craindre de blesser ou de mal faire, quand je saurais refuser simplement mais fermement ce qu’on pourrait vouloir m’imposer,
alors seulement je serais prête à m’impliquer dans de vraies relations amicales et familiales.

Mais paradoxalement, en amour, je n’ai pas du tout ce comportement.
Je suis même du genre fusionnelle. Je dis tout, je fais confiance.
Et c’est parce qu’on se connait suffisamment, que je peux lui dire non, et donc m’impliquer et m’engager sans réserves.

En fait, je viens de me rendre compte, que mon incapacité à me lier aux autres, c’est parce que je n’ai pas confiance.
Ni en eux,
ni en moi.

Bref … y’a du boulot !

Anya

rond hcrond fbrond inspilia

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16 réponses à “Handicapée des relations sociales.

  1. Ton article me rappel tellement mes relation avec les autres …
    Je n’interroge pas les gens sur leurs vie (ça n’empêche pas qu’ils me la raconte en long et en large, car je sais écouter et donner de bons conseils)
    Du coup la conversation tourne constamment autour des autres et ça m’énerve … Pourtant je suis doué pour faire parler mes interlocuteurs de leurs problèmes
    Je ne sais pas demander de l’aide, c’est un concept inconnus dans mon monde, n’ont pas que j’ai peur de donner après, mais pour une raison obscure je ne sait pas accepter l’aide des autres, du coup je ne demande jamais et du coup on me prends souvent pour une warrior car j’ai tellement l’habitude de tout faire seule que c’est devenue une habitude.
    Bref je compatis car plus les années passent et plus ça devient compliquer

  2. Quasi tout pareil… Et puis un jour on fait un pas, puis un autre… De ce fait, pourrais-tu t’expliquer « la fusion » sans contrainte ni peur ? C’est l’élément déclencheur je pense !

  3. moi y a 8 ans… même si je continue à me méfier d’autrui.
    Par cette prise de conscience c’est déjà un pas en avant. Maintenant il faut du temps pour changer ça. 🙂

  4. Tu as une bien jolie plume ^^

    A mon avis, il y a bien plus de gens dans le même cas que ce qu’il n’y paraît… Dans notre société il faut avoir confiance en soi, s’affirmer, se valoriser voir même se vendre en permanence pour être « bien perçu »… Mais les êtres sensibles trouvent difficilement leur place dans ce genre de modèle et personnellement je me sens bien souvent comme toi. Seulement avec le temps, j’ai arrêté d’en faire une généralité… Il y a des gens dont je me protège parce qu’ils peuvent (parfois ce n’est pas qu’une impression) abuser de ma gentillesse et me blesser; et parfois je sens bien que je peux avoir confiance et m’ouvrir… Je trouve ça bien de choisir ceux à qui on s’ouvre, ça n’est pas une tare 😉

    • Merci !

      c’est vrai que comme tu dis, dans notre société il y a ce coté « devoir se valoriser », qui ne me convient pas. Je sais ce que je vaux, pas besoin de l’étaler.
      Et se protéger de ceux qui nous sont toxiques, oui, c’est essentiel. Mais je ne parviens pas toujours à m’ouvrir a ceux avec qui je pense que je pourrais m’entendre

  5. Coucou !
    Il me faut beaucoup de temps pour faire confiance à quelqu’un. Quand je rencontre une personne, je suis un peu comme toi, j’essai au minimum de parler de mes sentiments, de ce que je ressens… Mais une fois que j’ai confiance, je n’ai plus peur et je me lance.
    Je pense que c’est juste une question de temps, une fois que la personne a prouvé que l’on peut lui faire confiance, il ne faut pas hésiter !
    Bisou.

  6. Coucou,
    Je viens de lire ton article ainsi que « Asociale ? Ca, c’est vraiment moi » et je me reconnais dans chaque mot, c’est incroyable je pensais être la seule à être comme ça (en même temps vu que je n’en parle pas, c’est normal…). Je me sens d’autant plus anormale que j’ai 21 ans et qu’à mon âge il est bien vu de se retrouver dans de charmant endroits surchauffés et bruyant où l’on est en prime contraint de respirer toutes sortes d’effluves plus ou moins agréables…
    Le peu de fois où je parle j’ai toujours peur d’en dire trop, car oui pour moi mon environnement est hostile et chaque soir en rentrant chez moi je suis épuisée par tout les stimulus extérieurs aux quels j’ai du faire face dans la journée.
    Ce qui est drôle c’est que je suis aussi totalement l’inverse en amour, et seulement en amour, au risque du coup d’en demander trop à la personne.
    Personnellement la lecture de livres sur la douance m’a beaucoup aidé, parce que la douance ce n’est pas forcément être un « Einstein » contrairement à ce que la société veut nous faire croire. On peut être une femme et être surdoué, on peut avoir été en échec scolaire et être surdoué.
    (Je me permet d’en parler car les surdoués sont souvent des introvertis qui n’ont pas confiance en eux.)
    Bon voilà j’aurais encore beaucoup de chose à dire mais j’ai essayé de faire court, je ne commente jamais sur les blogs d’habitude.
    Merci pour tes articles qu’on ne voit pas partout.

  7. D’asocial à asociale, il y a une technique mentale assez bonne: ne pense plus à ta carapace, considère qu’elle est là et qu’elle est increvable (et si elle pète, tu la reconstruis), même si tu en dis « trop ». Personnellement, je me dis qu’en me livrant à des inconnus, je ne risque rien car 90% du temps, je ne les revois pas 😉
    Mais ça doit être du fifty-fifty: tu dois en apprendre sur eux, d’ailleurs, ça doit primer sur ce qu’ils savent de toi. Et si la personne en face de toi te gonfle, rends-toi inintéressante! Tu es intéressante, tu le sais – si ce n’était pas le cas, tu n’aurais pas besoin de carapace – donc ta défense, c’est que tu puisses parler de niaiseries qui forceront ton interlocuteur à s’échapper 😉

    Sinon, être asocial, ce n’est pas forcément ne pas avoir confiance en soi, c’est juste qu’on se rend compte que l’on est sélectif dans nos relations.

    • J’ai pris du temps pour répondre a ton commentaire, mais il fallait qu’il murisse, que je puisse réfléchir dessus pour vraiment te faire un retour là dessus.

      Ma carapace, je l’aime, je crois. J’ai un coté dissocié dans mon caractère qui me rassure.
      Mais j’ai un aspect « parano », qui fait que je ne sais pas m’attacher / me lier au gens. Dans ta phrase  » je ne risque rien car 90% du temps je ne les revois pas », c’est le 10% que je vois.
      Au final, je sais que je me prive de jolies rencontres amicales ou de situations enrichissantes, parceque je vais préférer rester dnas ma coquille que d’aller vers les autres, m’exposer un peu, risquer des contraintes.
      Mais difficile de changer une habitude/facon de penser acquise depuis des années.

      Quant à me rendre expres, inintéressante … j’avoue que là, c’est mon égo qui en prendrait un coup ! je ne pourrais pas faire ca, et me déprécier sciemment.

      Je n’avais jamais vu les choses sous cet aspect là, le fait qu’etre asocial, c’est juste etre séléctif. Mais ca me plait, comme idée …

      Merci pour ton commentaire !

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