Et sinon tu fais quoi dans la vie ?


tu-fait-quoi-dans-la-vie

Je suis sûre que tu connais ce genre de moment, lors d’une rencontre, d’un repas (mariage, baptême …) entourée de quasi-inconnu, où cette question t’est posée.

Tu fais quoi, dans la vie ?

J’aimerai pouvoir répondre :

  je m’évertue à être heureuse.

ou

  je lis beaucoup et j’adore voyager

 

Mais invariablement, on me rétorquerais :

oui, non, mais comme métier ?

Mais, mon travail, ce n’est pas ma vie.
Ce n’est pas ce qui me caractérise, ce n’est pas ce qui m’importe.
C’est un gagne-pain et ça ne vaut pas la peine qu’on s’y attarde.

Une fois, une seule, j’ai lâché ce genre de propos.
La personne en face a insisté pour savoir, en argumentant que si, le travail qu’on fait nous défini, puisqu’on y passe 7h par jour.

J’ai fini par lui dire, et vu que je fais un métier « sérieux » et mal considéré, j’ai de suite vu qu’il me jugeait (moi, ma personnalité) à l’aune de mon activité salariée.

 ha ouais … putain, tu rigoles pas alors !

fût sont seul commentaire.

Autant te dire que j’ai pas poussé la conversation plus avant avec ce personnage.
Donc, la phrase « tu fais quoi dans la vie », j’ai du mal.
Je sais que c’est une façon comme une autre d’approcher une personne, d’engager un dialogue mais je n’aime pas ce que cela sous-entend.
Notamment, que le travail est indispensable, et te caractérise en tant qu’individu.
A moins que ton travail rejoigne ta passion, que ce soit une vocation ou un sacerdoce … mais avouez que c’est devenu bien rare de nos jours.
Charlie Dupin l’expliquait très bien dans son article :  » Le bonheur passe-t-il par l’épanouissement professionnel ? »
Voici ce que je lui ai mis en commentaire, qui résume mon état d’esprit :

 » D’un coté, c’est clair que si tu as un travail qui ne te plait pas (et je sais de quoi je cause, c’est mon quotidien depuis 10 ans), ça fait tâche d’huile, ça entache ton bonheur, oui.
Comme tu le dis, ça se répercute sur ton humeur, sur ta vie à la maison ect .
On a beau se faire une carapace et sectoriser sa vie, il n’en reste pas moins qu’on passe 7h par jour au boulot, ce n’est pas rien.

Et ta phrase :  
« L’épanouissement professionnel devient un luxe. Ayons déjà un travail pour vivre et ne pas survivre. Je pense que de plus en plus de personnes voient l’épanouissement au travail comme un option » ,
je la trouve très juste, car elle résume parfaitement la situation, dû au marché du travail qui est défavorable aux employés. En gros, on est obligé d’accepter n’importe quoi pour pouvoir manger et avoir un toit.

Maintenant, quant tu dis que le travail épanouissant contribue au bonheur, je changerai le mot travail par « activité épanouissante ».
Car ne pas avoir de travail, cela ne veux pas dire rester inactif.
On peut s’engager dans une association, donner / échanger des cours en volontariat sur une activité où on est doué (couture, cuisine, que sais – je), aider les autres, bref, ne pas croire que ne pas avoir de travail conduit inévitablement au modèle TV/ Internet / dé-sociabilisée / la meuf qui n’en fout pas une parce qu’elle n’a pas de taf.

Moi, je rêve d’une vie en auto-suffisance, sans travail forcé (obligatoire pour survivre), travailler pour soi ect.
Mais cela suppose une précarité / absence de tranquillité d’esprit que je ne suis pas encore prête à franchir … « 

Et toi, dis-moi ce que tu penses de tout ça …

Mon rêve d’indépendance : http://souslayourte.canalblog.com/archives/2010/04/21/17646120.html

 

Anya

rond hcrond fbrond inspilia

 

J'aime article HC2

 

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34 réponses à “Et sinon tu fais quoi dans la vie ?

  1. Pour moi, le travail n’est qu’un moyen pour pourvoir à ses besoins et il ne caractérise en rien une personne. En voyageant dans d’autres pays, je me suis rendue compte qu’en France cette question dont tu parles a inévitablement sa place dans une conversation, alors qu’ailleurs on ne te la pose même pas… Perso, je n’aime pas du tout qu’on me la pose. Billet très pertinent ! Bises et bonne journée !

    • C’est fou ça, que ce genre de considération/questions soit franco-francais ! Je ne pensais pas qu’ailleurs ce fut différent, mais finallement, c’est très lié a la facon dont la productivité / l’utilité individuelle est (trop) mise en avant.

  2. Je partage complètement ton ressenti, Anya, moi pour qui le travail devrait toujours rimer avec épanouissement, même si presque systématiquement, à moins d’avoir beaucoup de chance, cela mène à la précarité. J’ai commencé par tenter de vivre de ma passion, en l’occurrence le théâtre et le cinéma, j’y suis parvenue parfois, rarement, je suis devenue « intermittente du spectacle ». Un jour, une histoire d’amour m’a emmenée loin de la France, puis je suis rentrée, je n’avais plus envie de me battre pour « faire des heures » et redevenir intermittente mais au prix de faire tout et n’importe quoi, sans satisfaction profonde. J’ai alors pris un travail dit « alimentaire », où fort heureusement j’ai eu la chance d’être dans une ambiance sympathique à défaut d’être passionnée, et ça m’a donné l’occasion de découvrir et de développer une deuxième passion, l’ésotérisme et les arts divinatoires, via un support méconnu, la géomancie. Au bout de cinq ans, j’ai craqué, abandonné le travail alimentaire sécurisant mais qui me prenait trop de temps et m’empêchait de vivre ma vraie vie, et j’ai entrepris de faire de l’ésotérisme un métier à part entière, tout en gardant un pied dans le théâtre. Le temps de la précarité était revenu, mais aussi celui d’un nouvel épanouissement. Et ce n’est pas un hasard, mais j’ai rencontré mon chéri à ce moment-là (un astrologue), avec qui j’ai pu fonder une famille, cela ne serait jamais arrivé si j’avais suivi la « voie de la raison » et tout ce que ma mère toujours tellement angoissée (au point d’en développer une maladie auto-immune) me conseillait pour être à l’abri du besoin. Aujourd’hui, neuf ans après, je suis passée par plein de phases différentes, d’autres ras le bol, d’autres priorités. Je travaille toujours dans l’ésotérisme et le théâtre, selon mes critères d’exigence, alors non, je n’en vis pas bien du tout, je reçois des aides extérieures (hou la vilaine assistée qui ne veut travailler que comme elle veut), mais je profite de l’enfance de mon fils de six ans, je l’accompagne, je m’implique dans des associations de parents d’élèves et d’éveil artistique, et pour moi c’est aussi important que l’activité qui me permet de gagner (un peu) de l’argent. Je sais qu’un jour, la situation évoluera, je ne sais pas encore comment, mais je suis bien dans le monde, dans la cité, et surtout je suis heureuse. J’aimerais que beaucoup de gens puissent en dire autant…

    • tu as un sacré parcours ! Et dans le fond, tu as eu raison, car ce bonheur que tu as aujourd’hui, tu aurais pû passer à coté si tu étais restée sur « le droit chemin ».
      Quelque part, je t’envie.
      D’avoir eu le courage (car il en faut !) de changer de voie, pour se mettre volontairement sur ces sentiers qui sont regardés de travers par l’entourage et la société.

      Personnellement, je n’ai pas atteind ce niveau de maturité qui fait que je saurais m’accomoder de la précarité (et de la peur qu’elle induit au quotidien pour des personnes comme moi, qui aime tout planifier et prévoir) pour accéder à l’épanouissement.

      Un jour, peut-etre !

      En tout cas, je te souhaite d’être pleinement heureuse encore de longues longues années ^^

  3. Je trouve cette question tellement impersonnelle et à la fin tellement scrutatrice… Je la déteste, j’y réponds souvent contre mon gré, surtout que je n’aime pas tant que cela mon métier actuel qui me permet juste de vivre et qui comme tu le dis, ne me caractérise pas. J’ai horreur de devoir me justifier, oui, en fait le regard des autres sur nous est inévitable et à force ça fatigue de se faire traiter (mentalement) de greluche dû à mon métier. Même si pour moi il n’existe pas de sous métier, je finis par le croire…
    Bref je déteste cette question et je te suis en tout point dans ton article !

    • en rédigeant mon article, je ne pensais pas du tout à ces métiers que certains estiment « futile ». je ne voyais que mon cas, l’inverse, d’un métier trop sérieux, voire austère.
      Et tu as raison, il ne faut absolument pas se laisser convaincre par ceux qui jugent, que notre métier/activité nous défini !

  4. Olallaa cette question c’est la pire de toute. J’ai un boulot banale mais dans un endroit tout sauf banale, et quand je finis par dire où je bosse après avoir été harcelée et avoir tenté d’esquiver la question en répondant à côté, en général, les gens se bloquent ou pire m’assaillent de questions encore plus dérangeantes. J’adore ce que je fais même si ce n’est pas une passion et que je sais très bien qu’un jour, je quitterai ce milieu. Mais quand aurais-je le courage de me lancer dans un métier qui me passionne malgré les risques? Aucune idée. Advienne que pourra 🙂

    • Ta dernière question, sur le courage de se lancer dans l’inconnu, on est beaucoup a se la poser. Mais c’est que notre zone de confort est tellement ancrée, on craind tellement de chuter, de tout perdre et de vivre dans la précarité si on se lance dans ce qui nous plait …
      car souvent, les activités qui nous permettraient de nous épanouir, sont celles qui … ne rapporte que peu d’argent 😦

  5. C’est sur que malheureusement aujourd’hui, la profession est rarement le reflet de ce que l’on aime/est. moi j’ai la chance de faire un métier que j’adore, et qui est ma passion, alors c’est pas vraiment une question que je redoute. Par contre la question que je déteste c’est: « c’est quoi tes projets? ». Dans le milieu de la culture bobo que je dois malheureusement côtoyer (j’aime pas les bobos), il est de bon ton d’avoir des centaines de projets, qui n’aboutissent pas la plupart du temps. Moi j’ai pas de projets, j’essaye déjà de trouver du temps pour les dizaines de choses qui me passionnent au présent, alors l’avenir, je verrais en temps et en heure.

    • ha tiens, le « ha quoi, c’est quoi tes projets », on ne me l’a pas encore faite. Heureusement, car là, tout de suite, je n’en ai pas !

      Dans ton cas, c’est déjà génial de faire un métier qui te plait et de savoir t’en contenter ^^

  6. Je suis une « nunuche » qui a choisi un travail pour y être bien (dans mon cas c’est même ma profession qui m’a choisie) Je me suis dit que, vu que je risquais de faire un travail toute ma vie, autant y être bien. Et j’y suis bien. J’ai le bon environnement, les bonnes collègues et la liberté que je veux.

    Pourtant les gens me disent que mon travail est difficile (un peu ça dépend quoi), qu’il est dégoutant (pas pour moi), qu’eux ne saurais pas (c’est un métier à vocation)…

    Je suis épanouie, je vois des gens mais cela change suffisamment pour ne pas ma lasser, j’ai parfois du challenge et pas de compte à rendre toutes les secondes.

    Je suis aide soignante à domicile et pour l’instant, je ne changerai de job pour rien au monde. J’y suis bien.

    Mais je subit trop souvent des questions ou des reflexions déplacées ou beaucoup trop condescendantes. J’ai choisi ce métier, je sais qu’il est difficile et demande de grandes responsabilités. Pas besoin d’en rajouter une couche ou de me sortir le « c’est le début après, tu ne dira plus ça, que tu aime ton boulot ». Mais je ne demande pas un avis.

    J’aime mon job, ça fait 4 ans et je l’aime encore plus au fil du temps.

    • « Je me suis dit que, vu que je risquais de faire un travail toute ma vie, autant y être bien »
      => c’est l’idéal !
      et aide-soignante, ce n’est pas un de ces métiers pour lesquel je pensais qu’il y avait des préjugés et des réflexions déplacées comme tu le décris.

      En tout cas, je suis contente d’avoir quelques commentatrices qui aiment leur travail ^^

  7. Ce qui me gêne finalement moi dans cette question, c’est l’attente systématique d’une réponse stéréotypée.
    Si tu n’es pas dans les clous, c’est forcément passager.
    Hormis les trop nombreuses personnes au chômage dont il n’est pas question ici, on attend de toi que tu aies « un vrai job ». Et quand je dis « vrai job » c’est synonyme de « boulot ennuyeux avec des horaires normaux et dans un cadre plan plan » pour beaucoup de monde :/.
    Serveuse dans une boîte de nuit? -> pas un vrai job
    Vigile en boîte échangiste? -> pas un vrai job
    Musicien? -> idem
    Maman au foyer? -> « Et sinon, après tu vas faire quoi? »
    Créatrice de bijoux? -> Nan mais c’est ta passion ça, mais… ton boulot c’est quoiiiii?
    J’ai un parcours atypique, j’ai testé les « vrais boulots » et j’ai pas aimé… Aujourd’hui, je revis et je pense que ça mériterai un article.

    Ceci dit, je pense que la question en elle-même n’est pas méchante. La plupart du temps c’est une façon d’aborder l’autre, de faire connaissance… un peu comme le « vous avez des enfants? » qui peut être très mal vécu (quand on n’en veut pas et qu’on perçoit cette question presque comme un harcèlement, quand on en veut mais que c’est pas possible…).
    Là où ça devient dérangeant c’est quand ton interlocuteur te fait comprendre que ta réponse à sa question n’est pas satisfaisante. Comme si à question stéréotypée il fallait systématiquement une réponse banale (qu’on oublie aussi vite très souvent).

    • Je suis tout à fait d’accord avec ce commentaire et j’ajouterai que j’ai remarqué que ceux qui me posent cette question ont toujours un « vrai job qui fait bien » (qui sous-entend « Je palpe 5 fois le SMIC tous les mois »). J’en viens à me demander si ceux qui demandent « Et toi tu fais quoi dans la vie ? » ne veulent tout simplement pas en mettre plein la vue lorsqu’à notre tour on leur demandera ce qu’ils font eux, dans la vie….

      • Ah oui, je n’en suis pas à ce point là, moi quand même 🙂
        Je ne suis pas du genre à soupçonner les gens du pire… pas en première intention du moins. Trop bisounours sans doute 🙂
        Certains sont peut-être tellement fiers de ce qu’ils font comme boulot qu’ils ont envie de le crier au monde entier, grand bien leur fasse!

    • J’ai, un « vrai job ». Mais qui n’est pas au gout de tout le monde (en gros, c’est comme si je disais que j’étais comptable ou agent des impots mouhahaa !!).

      Mon amie a longtemps été au chomage, puis a tenu une boutique en ligne. Et, clairement, pour les gens, l’une comme l’autre des situations n’était pas une situation « suffisante ». Là, elle a un emploi plus classique, mais en CDD. Mais classique. Donc, ca passe mieux, meme si ce n’est pas un taf épanouissant …

      Alors apres tout, il faut agir pour soi, pas pour les autres, car comme tu le dis, ils ‘oublient aussi vite » notre réponse.

      Vivement que tu partages ton expérience dans un article, ca promet d’etre super interessant !

  8. J’aime bien ton article. Tout à fait d’accord avec toi. Alors, on se serait plus rien dès qu’on quitte le boulot ? Moi je ne me définis pas non plus par ma fonction… Il y a des jours avec, il y a des jours sans…. Des années avec, des années sans…. J’ai régulièrement envie de tout plaquer, mais pour quoi faire ? ( je suis prof). Il y a aussi la dégradation des conditions de travail, de plus en plus avec les années, conséquence de celle du monde des salariés et du travail en général, qui se répercute sur tous les secteurs d’activité. Il faut juste se focaliser sur les petites satisfactions, au jour le jour. La vocation pour moi, à part pour de très rares personnes, ça n’existe guère. Ca n’empêche pas de bien faire son boulot. Parce que le travail c’est encore la valeur suprême, de nos jours, même s’il y en a de moins en moins et de plus en plus précaire. Qu’on se souvienne que la souffrance au travail, c’est bien réel. Et qu’on a le droit, même si c’est mal vu, d’avoir une vie riche même si on a un taff de merde…

    • Comme toi, meme si je n’apprecie pas mon travail plus que ca, je ne peux pas m’empecher de le faire bien quand meme.
      pour autant, je ne supporte pas qu’on me réduise au poste que j’occupe !
      Et comme tu dis, notre vie peut etre riche et épanouissante en dehors du taff !

  9. J’aime beaucoup ton article et j’aime également beaucoup le blog dont tu parles à la toute fin. Cette question est très énervante, cela dit, elle l’est peut-être encore plus quand on est au chômage par exemple… Là , on peut avoir droit à du mépris, à des débats sans fin qui sont parfois humiliants. Bref, c’est horrible. Maintenant je peux répondre mais quand je ne « pouvais » pas, je me sentais très mal car je sentais venir la vacherie. Donc, selon moi le travail n’est absolument pas une fin en soi, nous ne sommes pas nés pour travailler, on travaille (à part quand on est « passionné » enfin façon de parler) pour vivre dignement, pour moi ça s’arrête là. J’avoue avoir une opinion extrêmement tranchée sur le sujet.
    Enfin, si tu veux aller plus loin dans ta réflexion, je t’encourage vivement à regarder les documentaires de Pierre Carles (je crois qu’ils ont du être diffusés une fois à la TV y a 10 sur Arte et point barre, ça montre aussi à quel point le sujet est dérangeant), donc tu peux les trouver sur youtube je crois (pas forcément dans le bon ordre mais bon… on comprend quand même), sinon sur le site Zone Téléchargement ; et ceux dont je te parle se nomment « Attention Danger Travail » (une sorte de satire et analyse sur le « travail » d’aujourd’hui, extrêmement instructif et intéressant), et l’autre « Volem rien foutre al pais » (là ça rejoint plus l’état d’esprit du blog à propos de la yourte même si ça va évidemment plus loin).
    Voilà, si tu les regardes, n’hésite pas à me dire ce que tu en as pensé !

    • Oui, au chômage, c’est vrai, c’est pire.
      Mon amie vogue de CDD en CDD, avec des périodes de latence (de chomage quoi) entre chaque, et chaque fois, c’est la galere avec l’entourage (alooooors ? t’as trouvé ?)
      C’est … fatiguant.

      Le docu dont tu parles, « attention danger travail », j’en avais vu des extraits, vraiment intéressant.

  10. Un article très juste ! J’ai vécu les deux cas de figure : un travail qui ne me plaisaît pas et cela se répercutait sur tout le reste. Je me sentais inutile, écrasée. Et depuis un an et demi, j’ai trouvé ma voie. Oh rien d’extraordinaire, mais j’aime la manière dont les choses se passent, ma place, l’ambiance et bien sûr l’essence même de ce travail. Oui, on y passe tellement de temps que cela a forcément une répercussion sur pas mal de chose et c’est plus ce que l’on pense de notre activité, ce que l’on en perçoit et comment l’on se positionne par rapport à elle qui définie ce que l’on est, je pense, plus que l’activité elle-même (je sais pas si je suis très clair en fait…).

  11. Tu as piqué ma (vilaine) curiosité mais j’vais bien m’abstenir de te poser cette foutue question « tu fais quoi dans la vie bichette? » haha. C’est pas qu’j’m’en fous au final, mais presque. En effet, c’est pas c’qui te définit. Loin de là. Le poste qu’on occupe est une sorte d’étiquette que l’on te colle et qui te permet d’être identifiée comme warrior ou looseuse (t’as réussi ta vie… ou pas).
    En fait… c’était peut-être le cas avant, mais aujourd’hui, on est loin de ce schéma. Aujourd’hui on bosse pour bouffer. Les plus chanceux arrivent à trouver LE job qui les stimule. Mais ces chanceux deviennent une minorité. On est tous dans le même cac* j’ai envie de dire…
    Bisous ma jolie

  12. Moi aussi j’ai du opter pour un travail dit  » alimentaire »..j’ai du laisser mes rêves sur le bord du chemin… mais ce qui est le plus drôle c’est qu’en général mes interlocuteurs ne comprennent pas en quoi consiste mon métier!!…du coup j’ai l’impression de faire un boulot extraordinaire à la fois énigmatique et so funny!!!

  13. Je viens de visiter ton lien et je suis subjuguée *o* Ca donne tellement envie.
    Je suis tout à fait d’accord avec toi également. J’ai tellement de mal à me trouver professionnellement parlant qu’heureusement que le travail ne me définit pas. J’en viens à me dire que je dois renoncer à me trouver une « vocation » parce que si je n’en ai pas maintenant, c’est sans doute que c’est comme ça. On ne peut pas tous trouver LE bonheur dans son travail. Ce qu’il faut, c’est quelque chose qui reste un tant soit peu supportable et qui permettre de vivre à côté. C’est complètement à côté de tous les discours carriéristes que l’on m’a toujours enseignés et j’ai un peu de mal à m’y faire : je me sens toujours rattrapée par cette attente de « faire quelque chose de ma vie », « avoir un vrai métier », « avoir du succès » etc… Et ça me rassure vraiment de lire des articles comme le tien, de voir que la vérité est peut-être ailleurs aussi et que tout le monde ne pense pas pareil.

    • C’est vrai qu’on a tendance à TOUT VOULOIR.
      epanouissement personnel, en amour, en famille, loisir et voyage… et au travail aussi !
      alors finallement, si seul le domaine professionnel est en berne, je me dis que je devrais me contenter de cela !
      Mais ca reste insupportable de m’entendre dire (ou sous-entendre) que ce taf me défini …

  14. Ce qui pose problème avec la question, c’est surtout l’a priori que l’on va se faire de la personne en une phrase, comme pour « jauger » sa valeur dans la société actuelle.

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